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14.10.2019

Une biche et son faon, photographiés ce printemps dans le Jura (© Office de l'environnement Jura)

La présence de la biche a été signalée par un garde-forestier attentif. L’installation d’un piège photographique par le garde-faune cantonal a ensuite permis de découvrir la présence d’un faon. Cette découverte a été réalisée dans les flancs escarpés du sud de la Vallée de Delémont.

Le cerf avait quasi disparu de Suisse au 19e siècle à la suite de la destruction de son habitat forestier par des coupes massives, ainsi que d’une chasse intense et non contrôlée. Dès 1870, les premiers cerfs ont regagné les Grisons depuis l’Autriche. Seules certaines régions du Plateau suisse et le canton du Jura restaient non colonisés ces dernières années. Aujourd’hui, le pays abrite au total plus de 35'000 individus, surtout dans les Alpes et les Préalpes. Près du tiers d’entre eux sont abattus chaque année à la chasse.

Dans le Jura, depuis une quinzaine d’années, le nombre d’observations a augmenté. Une bonne vingtaine d’individus adultes vivent à ce jour disséminés sur le territoire cantonal même si aucune véritable harde ne s’est encore constituée. La colonisation est lente en partie en raison du manque de perméabilité des voies de déplacement (réseau routier et infrastructures). Les animaux sont venus naturellement de deux axes de colonisation principaux, soit de l’Ouest par les côtes du Doubs et du Sud-Est par la chaîne du Raimeux. Des individus ont également été signalés en Basse-Allaine, sans doute aussi en provenance d’Alsace.

Le retour du cerf élaphe est une bonne nouvelle et démontre la présence d’habitats adaptés dans nos régions. La colonisation complète qui s’annonce nécessitera toutefois un travail de communication accru et la mise en place progressive d’une gestion adaptée de l’espèce. Il s’agira d’anticiper et d’éviter la situation vécue dans certaines régions des Préalpes et des Alpes, où les effectifs importants mettent à mal le rajeunissement de la forêt et peuvent impacter la sécurité routière. Dans l’intervalle, la protection du cerf par la législation jurassienne restera en vigueur. (communiqué jura.ch)

10.10.2019


Jeunes loups près du Piz Beverin (© Pius Furger)

Le 4 octobre 2019, le canton a ordonné la régulation de la meute de loups autour de Beverin. Le week-end des 6 et 7 octobre 2019, les gardes-chasse ont abattu deux jeunes loups, comme l'a annoncé le 10 octobre 2019 l'Office de la chasse et de la pêche du canton des Grisons, dans un communiqué de presse.

Les animaux seront maintenant examinés à l'hôpital vétérinaire de l'Université de Berne et génétiquement identifiés à l'Université de Lausanne. Aucun autre détail sur le lieu et l'heure des actions ne sera annoncé tant que la mise en œuvre de la régulation est en cours. L'Office de la chasse et de la pêche (AJF) informera périodiquement de l'avancement de la mise en œuvre.

L'AJF a été chargée d'enlever un total de quatre jeunes loups de sur le territoire de la meute de Beverin. Cette région est bordée par le Rhin postérieur, le Rhin antérieur, le Glenner et la ligne Vals - Bärenhorn - Nufenen. En 2019, 7 jeunes loups ont été observés dans la meute. 

Au début de l'été 2019, Pius Furger a pris des photos spectaculaires des jeunes loups jouant dans la région de Heinzenberg-Safiental-Piz Beverin (à une distance appropriée avec un téléobjectif). Au cours de l'été, la meute s'est déplacée, comme c'est habituel avec les meutes de loups quelques semaines après la naissance des jeunes.

Film de Pius Furger, en ligne dans un article du journal SĂĽdostschweiz.

09.10.2019

La réforme de la loi sur la chasse, qui a été approuvée par le Parlement lors de la session d'automne 2019, devrait être adoptée en 2020. La nouvelle loi vise à assouplir la protection des animaux sauvages en Suisse. A l'avenir, le Conseil fédéral pourra classer comme espèces régulables des espèces précédemment protégées telles que le castor, le lynx, le loup, la loutre, le héron gris, le harle huppé, l'aigle royal, etc. Au lieu de prendre des mesures de protection, les animaux sauvages "problématiques" devraient pouvoir être décimés préventivement afin d'éviter tout dommage éventuel.

Les cantons peuvent maintenant décider de la décimation

A l'avenir, les cantons pourront décider de la décimation des animaux sauvages, quel que soit leur statut de protection. Ce point est considéré comme particulièrement problématique par les organisations de protection de la nature et des animaux.

A l'avenir, les cantons pourront décider eux-mêmes s'ils veulent décimer des "animaux à problèmes" ou des "populations problématiques", indépendamment de leur statut de protection. Les opposants à la nouvelle loi sur la chasse soulignent que la Confédération peut d'ores et déjà autoriser la décimation des populations à problèmes, comme le montre actuellement l'abattage de 4 jeunes loups dans le canton des Grisons. Il n'est donc pas nécessaire d'assouplir le droit sur ce point.

Référendum : 50'000 signatures d'ici le 16 janvier 2020

Les organisations de protection de la nature et des animaux ont donc lancé un référendum contre la nouvelle loi et doivent maintenant recueillir 50'000 signatures d'ici le 16 janvier 2020. 

Elles seront soutenues par les organisations et institutions suivantes : Pro Natura, Birdlife Switzerland, WWF Suisse, Groupe Loup Suisse, Mountain Wilderness, Protection Suisse des Animaux PSA, Stiftung Tier im Recht TIR, NetAP Network for Animal Protection, Parti suisse pour les animaux, Verein CHWolf, Fondation Franz Weber et Helvetia Nostra. Le PS et les Verts soutiennent également le référendum. 

30.08.2019

Le cône de lumière d’un réverbère peut faire office de barrière pour une partie de la faune. Si le renard, la fouine, la souris domestique ou la musaraigne musette ne sont pas dérangés par l’éclairage, d’autres espèces à l’image du blaireau, du loir ou du muscardin sont luminophobes. 

Plus d'informations dans cet article (Val-de-Ruz Info 196)

12.08.2019

Une observation actuelle d'écureuil, © Judith Niggli / wildenachbarn.ch

Mardi 6 août, la 40'000e observation a été annoncée sur les plates-formes Nos voisins sauvages et Stadtwildtiere. Il s’agit d'un renard en ville de Lucerne.
Le projet Faune urbaine a été lancé à Zurich en 2013, suivi en mai 2016 par le projet Nos voisins sauvages qui est désormais actif tant Suisse alémanique qu’en Suisse romande. En parallèle, des projets locaux existent dans 8 villes et 5 régions en Allemagne, en Autriche et en Suisse.

Un grand merci à tous les observateurs. Nous attendons déjà avec impatience les 40'000 prochaines annonces sur nosvoisinssauvages.ch, wildenachbarn.ch, stadtwildtiere.de, stadtwildtiere.at, stadtwildtiere.ch, wildenachbarn.de et wildenachbarn.at.

05.07.2019

Nos voisins sauvages a participé à une excursion sur le hérisson organisée par Sauvageons en Ville à Pully (est lausannois), qui a réuni une vingtaine d’adeptes. La construction d’un gîte avec des feuilles mortes et tas de bois dans un jardin privé a été entreprise, là où des traces de hérisson ont pu être observées dans un des tunnels à traces posés pour l’occasion. Des endroits dangereux pour nos petits mammifères ont été marqués pour sensibiliser les automobilistes du quartier, afin qu’ils soient attentifs aux endroits où ces derniers sont obligés d’emprunter une voie bitumée. Diverses structures favorables ont été également recensées, en particulier dans des jardins privatifs urbains.

03.06.2019

Nuit noire à Val-de-Ruz entre minuit et 4h45. Le projet d’extinction de l’éclairage public au coeur de la nuit est en bonne voie de réalisation. Coffrane est le premier village concerné par cette mesure mise en oeuvre depuis le 10 mai 2019. Val-de-Ruz (16 900 habitants, 124 km2) est la première commune suisse à prendre cette mesure.

Cette vague d’extinction nocturne va-t-elle changer les habitudes de la faune? Un projet local de Nos voisins sauvages est en cours d'élaboration afin de suivre, grâce aux sciences citoyennes, l'impact de l'extinction nocturne sur la faune sauvage. En parallèle à cette étude participative, des réflexions sont en cours avec la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Lullier. pour assurer également un suivi scientiifique. 

Le projet de Nos voisins sauvages vise à sensibiliser et à informer la population de Val-de-Ruz sur la faune présente dans la région. Les habitants sont appelés à signaler leurs observations de faune sauvage sur la platerforme.

10.05.2019

L'éclairage nocturne et plus particulièrement la pollution lumineuse influencent la faune sauvage. En effet, certaines espèces recherchent la faveur de la nuit pour se déplacer, comme le blaireau. D'autres, notamment les chauves-souris, sont dépendantes des corridors sombres pour rejoindre leurs terrains de chasse.

Quelques informations sur le projet Nos voisins sauvages dans le Val-de-Ruz dans cet article (Val-de-Ruz Info 191)

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